Journées Chorales - Sénégal

28 février 2007

revue de presse

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 Le Quotidien – 20 janvier 2007
PROGRAMME - Avec le spectacle de Cheikh Lô et Ismael Lô à l’Institut culturel français : Retours sur la scène sénégalaise

L’Institut culturel français Léopold Sédar Senghor (ex-Ccf) a dévoilé au cours d’une conférence de presse, hier matin, son programme culturel des mois de janvier et de février. (…)Autre actualité culturelle marquante, le festival Journées chorales, qui va débuter le samedi 3 février, par une grande soirée d’ouverture à l’institut français, et se déplacera le mercredi 7 février pour une soirée exceptionnelle à l’île de Gorée, avant d’être clôturé le 10 février.

(…)
Par Emeric VOISIN - Stagiaire -


 

Routard.com


 

 L’agenda du routard
 
::  Journées chorales à Dakar

La quatrième édition de ces journées chorales est placée autour de la tradition, de la modernité (concerts, formations, rencontres) et de l’innovation avec la création du chœur franco-sénégalais. Les évènements se déroulent cette année à Dakar, Gorée, Thiès et Mont-Rolland. Un réseau de nombreux bénévoles permet la réussite des Journées Chorales grâce à leur dévouement et à leur engagement.    

Quand : du 3 au 10 février 2007
Fiche destination
: Sénégal

 


 
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Journées chorales 2007 - Quatrième édition

Du 3 au 10 février 2007 -

Placées autour de la tradition et de la modernité, les Journées Chorales 2007 se placent dans la continuité (concerts, formations, rencontres) et l’innovation avec la création du choeur franco-sénégalais.

Les Journées Chorales 2007 verront la naissance du chœur franco-sénégalais : ce projet né lors de la première édition des Journées Chorales voit ici son aboutissement avec la venue de Catherine Bolzinger et de douze de ses étudiants du Conservatoire national de région de Strasbourg qui chanteront avec douze chanteurs de Ouakam dirigés par Roger Mbaye.Jacques Barbier, président du Florilège vocal de Tours et universitaire, donnera avec Raphaël Ndiaye une conférence sur le rapport entre le texte et la musique. Jacques Barbier profitera de sa présence au Sénégal pour rencontrer et aider les chorales locales. Une formation sera notamment accès autour du répertoire Renaissance. Il faut ajouter le don du Florilège vocal de Tours de son fonds de partitions au centre de documentation du chant choral.Soutenues par de nombreux partenaires, les Journées Chorales doivent leur existence au dynamisme extraordinaire du chant choral africain, exemple parmi tant d’autres de la richesse culturelle, de la créativité et du respect de la tradition de ce continent. Un réseau de nombreux bénévoles permet la réussite des Journées Chorales grâce à leur dévouement et à leur engagement.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Radio Suisse Romande – dimanche 28 janvier 2007


Chant libre – Jean-Pierre Amann


Chant choral et Afrique


Le chant choral en Afrique est un sujet qui intéresse de plus en plus les grandes associations chorales comme A Cœur Joie, mais aussi la Fédération internationale de chant choral présidée par le Mozambicain Lupwishi Mbuyamba.
Rencontrés à
Polyfollia 06 : plusieurs acteurs et témoins qui voient dans le continent noir une occasion d’enrichissement double: l’aide à la formation des chefs de chœur et à la mise en place de structures associatives en Afrique et d’autre part la découverte pour le monde européen d’un répertoire africain largement méconnu.
Les invités: Lupwishi Mbuyamba, président de la
FIMCNoël Minet, Président d’A Cœur Joie international – Thierry Thiébaut, responsable artistique des Choralies de Vaison – Emmanuel Noisette de Crauzat, responsable des Journées chorales du Sénégal et Jacques Barbier, chef de chœur et Président du Florilège vocal de Tours.


 

Le Quotidien – 29 janvier 2007-01-29


CHORALES - Edition 2007 des journées internationales : La continuité du chœur de Dakar à Thiès

Placées autour de la tradition et de la modernité, les Journées chorales 2007 se placent dans la continuité (concerts, formations, rencontres) et l’innovation avec la création du chœur franco-sénégalais. C’est l’Institut français Léopold Sédar Senghor qui abritera la majorité des évènements de ce festival, qui démarre samedi prochain. Mais aussi, Thiès et Gorée vont vibrer aux rythmes de la musique chorale.

Du 3 au 10 février prochain, Dakar va, une fois de plus, vibrer aux rythmes des Journées chorales internationales. Ce festival annuel, qui offre des moments privilégiés de rencontres et d’écoutes pour le public, les choristes et les maîtres de chœur, va démarrer, pour l’édition 2006, à l’Institut français Léopold Sédar Senghor, avec un concert animé par les chorales Jean-Paul II, Marie Immaculée des Parcelles Assainies et la chorale Internationale Cardinal Emile Biayenda. Selon les organisateurs de ces rencontres, il est aussi programmé des formations pour les maîtres de chœurs, par Jacques Barbier, professeur à l’Université de Tours et président du Florilège vocal de Tours, notamment autour du «répertoire Renaissance».
L’édition 2007 des Journées chorales, conformément à sa vocation de s’étendre vers d’autres régions du Sénégal, va servir de créneau pour les maîtres de chœur de la région de Thiès, et une occasion de se retrouver avec M. Jacques Barbier, afin d’effectuer un tour d’horizon des différents problèmes que rencontrent les acteurs du chant choral. Le président du Florilège vocal de Tours donnera avec Raphaël Ndiaye une conférence sur le rapport entre le texte et la musique, et profitera de sa présence au Sénégal pour rencontrer et aider les chorales locales.
Catherine Bolzinger, professeur au conservatoire national de la région de Strasbourg, sera elle aussi de la partie, pour offrir une formation en chant choral aux maîtres de chœurs avec le soutien de la Maison des œuvres de Thiès et de la Coordination des chorales de Thiès et de sa région. Mais surtout plusieurs plateaux de chants chorals sont prévus à Thiès, notamment à l’Eglise Mont Roland, le vendredi 9 et le samedi 10 février à l’Eglise Marie-Reine de l’Univers.
Selon, Emmanuel Noisette, le directeur artistique de ces Journées chorales, «Gorée recevra également cette année la caravane des chœurs». Car, le mercredi 7 février prochain, en soirée, le Théâtre de verdure de l’île de Gorée servira de cadre de louange au chœur franco-sénégalais dirigé par Catherine Bolzinger (Conservatoire de Strasbourg) et par Roger Achille Mbaye (Chorale Notre-Dame des Anges), et aux chorales de la paroisse de Gorée, qui assureront la première partie de ce concert. Depuis 2004, les Journées chorales internationales présentent des concerts, des formations, des ateliers et constituent «la vitrine du dynamisme et de la richesse du chant choral au Sénégal».
 
Gilles Arsène TCHEDJI


 

Association de la presse étrangère au Sénégal


 

CULTURE / MUSIQUE - 4e Festival des Journées chorales au Sénégal - 03/02/2007
 
Lieux : Dakar, Gorée, Mont-Rolland
Ouverture le samedi 3 février à 20h30 - Théâtre de verdure de l’Institut français Léopold Sédar Senghor (ex-CCF) de Dakar   

Pour en savoir plus :
Martine Hervet, chargée de communication
Institut français Léopold Sédar Senghor
Bur 823 03 26 / Cell 316 03 79
E-mail : communication@institutfr-dakar.org
Site web : www.institutfr-dakar.org

 
Posté le 01/02/2007 par Coumba


 
 

Le Messager – 1 février 2007


Les Journées Chorales démarrent ce samedi…

Les prochaines Journées Chorales de Dakar se tiendront durant la période du 3 au 10 février. Un programme riche et varié permettra aux mélomanes de Dakar et d’autres contrées de savourer la richesse et la diversité véhiculées par les différentes chorales qui vont participer à cet événement majeur de l’agenda culturel national qui commence à gagner de l’ampleur grâce qu dynamisme de son initiateur M. Emmanuel Noisette. Conçue autour de la tradition et de la modernité, cette 4e édition des Journées Chorales souligne le dynamisme exceptionnel du chant choral sénégalais, mémoire vivante de la richesse culturelle, de la créativité et du respect de la tradition. Des master-classes de formation au chant choral sont organisées en marge de ce festival. La soirée d’ouverture aura lieu le samedi 3 février au Théâtre de Verdure de l’Institut Français Léopold Senghor.

La Chorale Jean Paul II de Saint Paul de Grand Yoff, (dirigée par Paul Diouf), jouera en compagnie de la Chorale Marie Immaculée des Parcelles Assainies, (sous la direction de Michel Youm) et de la Chorale Internationale Cardinal Emile Biayenda (sous la direction de Lucien Mendy). Michel Youm et la Chorale Marie Immaculée des Parcelles Assainies interprèteront un programme inspiré par les thèmes sérère et diola. La Chorale Internationale Cardinal Emile Biayenda puisera dans les répertoires africains traditionnels afin de terminer ce tour d’horizon musical africain.

Le mercredi 7 février l’île de Gorée accueillera les festivaliers avec un concert animé par le Choeur franco-sénégalais et les Chorales de la paroisse Saint Charles Borromée de Gorée. Les Chorales de l’île de Gorée, lieu symbolique des liens qui unissent le Sénégal et la France, vont accueillir dans le cadre du nouveau Théâtre de Verdure, la première prestation du choeur franco-sénégalais. Le choeur franco-sénégalais est né d’une volonté d’enrichissement mutuel et d’ouverture multi-culturelle. Né en 2003 lors de la première session de formation des Journées Chorales à l’initiative de Catherine Bolzinger, l’idée du choeur franco-sénégalais a fait son chemin. Depuis plus d’un an déjà, les choristes sénégalais chantent sous la direction de Roger Achille Mbaye. Les choristes sénégalais seront accompagnés par des étudiants du Conservatoire National de Région (C.N.R.) de Strasbourg. Le répertoire choisi sera en partie français, sous la direction de Catherine Bolzinger, et en partie sénégalais, sous la direction de Roger Achille Mbaye. Avec le soutien de la mairie de Strasbourg et du Conservatoire National de Région (C.N.R.) de Strasbourg.

Le vendredi 9 février un concert se déroulera à l’Eglise de Mont Rolland. Il s’agira de la présentation d’une présentation d’une création du Choeur franco-sénégalais en association avec le Conservatoire de Strasbourg. La direction sera assurée par Catherine Bolzinger et Roger Achille Mbaye.

Thiès accueillera le concert de clôture qui aura lieu à l’Eglise Marie Reine de l’Univers. La chorale Marie Reine de l’Univers animera cette ultime représentation sous la direction de Martin Ndione. Des chorales paroissiales y prendront aussi part.

Mustapha Lo


 

Radio Sénégal International – 2 février  2007


Entretiens avec Alioune Diop : Augustin Faye, Lucien Mendy et Emmanuel Noisette de Crauzat


 

Le Soleil – 3 février 07


 

Le week-end culturel
 
Parmi les moments de cultures de ce week-end, on retient entre autres (….)   

L’ouverture ce soir à partir de 20 heures 30 minutes du festival « Journées Chorales » musique classique. Ce festival des Journées Chorales se déroulera du 03 au 10 février.
Au Théâtre de Verdure de l’Institut français Léopold Sédar Senghor, la soirée d’ouverture se fera avec les chorales Jean-Paul II de la paroisse Saint-Paul de Grand-Yoff, Marie Immaculées des Parcelles assainies, la chorale internationale Cardinal Emile Biayenda.
La chorale Marie Immaculées des Parcelles assainies et son maître chœur auront le privilège d’interpréter un programme inspiré par les thèmes sèrères et diola. Quant à la chorale internationale Cardinal Emile Biayenda, elle puisera dans les répertoires des chants traditionnels.

(…)
E. KALY
 


 
Le Quotidien – mardi 13 février 2007
 
JOURNEES CHORALES - Clôture de l’édition 2007 : Thiès jubile au rythme de la musique sacrée

Thiès, la capitale du rail, a servi de cadre pour accueillir le spectacle de clôture de l’édition 2007 des Journées chorales. Un événement, qui restera longtemps gravé dans le cœur des Thiessois, en ce sens qu’un chœur franco-sénégalais dirigé par Catherine Bolzinger et Roger Achille Mbaye y ont fait merveille.

Un chœur franco-sénégalais en concert dans la région thiéssoise. Un véritable métissage de cœur, de culture, mais surtout de voix d’ici et d’ailleurs. C’est donc un magnifique tableau qui a été présenté pour l’édition 2007 des Journées chorales par Catherine Bolzinger et Achille Roger Mbaye, respectivement Maîtres de chœur du Conservatoire de Strasbourg et de la paroisse notre Dame des Anges de Ouakam. Les concerts donnés le week-end dernier à Mont Rolland et à la paroisse Notre Dame de l’Univers de Thiès, par cet ensemble vocal né lors de la première édition des Journées chorales, ont enchanté plus d’un spectateur.
Les deux spectacles donnés en clôture à Thiès, ont véritablement constitué le point d’orgue d’une coopération fructueuse entre deux chorales issues de deux milieux différents. Sous la direction de Catherine Bolzinger, la trentaine de choristes, a ouvert le programme avec six compositions, chantant la joie, la paix, la lumière, passant aisément d’un style à l’autre sans, la plupart du temps, le secours d’aucune partition. Ces voix fraîches et émouvantes ont rappelé avec force cette vérité inscrite en lettres blanches dans l’Eglise Marie Reine de l’Univers de Thiès : «Chanter, c’est prier deux fois.»
Et si ce premier tableau, de ce concert de chant choral, a présenté des pièces rythmiquement très différentes, interprétées avec énergie et nuances, l’autre partie du spectacle, dirigée par Achille Roger Mbaye, n’en était pas moins joyeuse et émouvante. Elle a en effet, permis de mettre en évidence non seulement la qualité vocale de ce chœur franco-sénégalais, sa capacité de créativité, mais également de s’adapter aux danses du terroir. En témoignent, la parfaite assimilation et l’interprétation des chants wolof, sérère, wina, (langue du Togo), fon (langue du Bénin) lingala (Congo)… par ces choristes qui avaient arborés pour les Sénégalais, la tenue traditionnelle et pour les Français des costumes.
La surprise du spectacle a été l’interprétation par un choriste du Conservatoire strasbourgeois, de la mythique composition «Walay» de Julien Jouga. Un chant qui a consacré des moments inouïs et symboliques de ce festival, qui restera longuement dans la mémoire des Thiessois et des habitants de Mont Rolland. Cette série de concert, qui entre dans le cadre des Journées chorales 2007 a été par ailleurs, l’occasion pour la chorale paroissiale de Mont Rolland et celle de Marie Reine de l’Univers de Thiès, de divertir les spectateurs avec un volet de leur savoir-faire en chant choral, histoire de remercier leurs hôtes venus de Dakar et de France.
Pour rappel, ce chœur franco-sénégalais, qui a fait sa tournée dans la région de Thiès, dans le but d’impulser un nouvel élan au chant choral dans cette région, est né lors de la première édition des Journées chorales. Il voit ainsi son aboutissement avec la venue au Sénégal de Catherine Bolzinger et de douze de ses étudiants du Conservatoire national de la région de Strasbourg. En effet, un jumelage a eu lieu avec les douze choristes, de Ouakam dirigés par Roger Mbaye, pour offrir aux chants paroissiaux sénégalais, une autre dimension de la musique chorale. Les Journées chorales 2007, contrairement aux précédentes éditions, n’ont pas été parrainées. Le défunt Julien Jouga et Pierre Lopy, tous chantres de la musique chorale sénégalaise, ont été les parrains des deux dernières éditions.

Gilles Arsène TCHEDJI

Le Quotidien -  vendredi 23 février 2007

ENTRETIEN AVEC CATHERINE BOLZINGER, sur les Journées chorales 2007 : «La pérennité du chœur  franco-sénégalais relève de l’organisation»HISTORIQUE DU CHOEUR FRANCO SENEGALAIS
Il y a trois ans, j’étais venue à Dakar pour faire une formation dans le cadre de la première édition des journées chorales. A l’issue de cette formation à laquelle j’étais venue prendre part avec quelques étudiants français, nous avons réfléchi au bonheur que nous avions eu à travailler ensemble, Français et Sénégalais, et qui pouvait se renouveler et se développer. L’idée a, donc, émergé de faire un chœur franco-sénégalais composé de douze chanteurs français et de douze chanteurs sénégalais. Il a fallu quelques années pour mettre les choses en route et c’est cette année que nous nous sommes retrouvés ici.
D’un côté, il y avait Roger Achille Mbaye, maître de chœur à la paroisse Notre Dame des Anges de Ouakam, qui avait travaillé avec ses douze chanteurs et moi, d’un autre côté, avec mes douze chanteurs français. Nous avons, donc, échangé des partitions et travaillé ensemble, bien qu’étant à distance.
Roger a composé la moitié du programme de chant reprise par les choristes. Un programme africain, on va dire. Même sil n’y a pas que des pièces sénégalaises. Je me suis chargé de la partie française. On s’est réciproquement envoyé les partitions, on a travaillé chacun de notre côté l’ensemble des choses, en tout cas, la première phase de préparation. Bien évidemment, le travail stylistique a été fait sur place, dès que les choristes français et sénégalais se sont retrouvés cette semaine à Dakar. Nous nous sommes retrouvés et avons travaillé tous les jours avec les 24 chanteurs et le travail était à la fois de faire un travail musical et artistique, et puis de faire en sorte que ces 12+12 deviennent 24, et deviennent un groupe homogène, pas simplement des gens que l’on met les uns à côté des autres.
COLLABORATION ENTRE CH?URS FRANÇAIS ET SENEGALAIS
Il y a eu une période de trêve qui est due au fait que j’ai eu un bébé. Cela dit, il y a eu le chœur de Ouakam qui a pu régulièrement réuni ses chanteurs et qui a toujours participé à ces journées chorales. Ils ont travaillé, de façon très intensive, pendant toute cette durée. En ce qui concerne les Strasbourgeois les choses sont différentes parce que tout d’abord il y a un niveau de solfège qui est différent. Donc, ils sont plus rapides dans l’acquisition des partitions. Mais aussi, il y a d’autres choses qu’ils devaient apprendre, mais il ne pouvait les apprendre qu’avec Roger Achille Mbaye. Donc, le cas de figure était différent. Et puis, ce sont des chanteurs qui travaillent tout le temps avec moi dans le cadre de leur formation, mais pas uniquement sur ce programme Franco-Sénégalais.
DIFFERENCES ENTRE CHŒURS ET AMELIORATION A FAIRE COTE SENEGALAIS
Nous (la partie française) avons la chance d’avoir en Europe des structures d’enseignement extrêmement développées, hiérarchisées, des niveaux de formation qui vont très loin et aussi une organisation de la société qui permet d’en profiter, si on a envie. Ce n’est pas le cas ici à Dakar. C’est vrai que le niveau de départ, niveau solfège, lecture et techniques musicales, à proprement parlé, est différent. La plupart de mes chanteurs sont capables de lire une partition comme ça, ce qui n’est pas le cas des chanteurs de Roger Achille Mbaye. Les choristes sénégalais ont passé plus de temps sur les partitions, alors que les miens n’ont eu que peu de temps pour se former. Finalement, quand nous sommes arrivés ici, les 24 étaient à peu près au même stade dans les partitions. Alors évidemment avec plus d’aisance pour les Africains sur leur répertoire et, réciproquement, pour les Français.
CHANCES DE JUMELAGE EN FRANCE OU DANS UN AUTRE PAYS DIFFERENT DU SENEGAL
Personnellement, j’espère que ce chœur pourra perdurer. Surtout que nous avons fait un travail de titan Roger et moi, mais aussi les gens de la structure. Notre ambition est que cette expérience puisse émerger. Mais, finalement, ce qui serait bien, c’est de pouvoir profiter de ce que nous avons créé pour pouvoir faire grandir ce chœur et avoir du plaisir musical avec lui et, notamment, dans d’autres pays. Voyager vers d’autres pays, cela, dépend certes de questions d’organisations qui dépassent le point musical dont je m’occupe. Mais, j’espère voir un jour ce chœur franco-sénégalais s’ouvrir vers d’autres horizons.
REPRISE DES CHANTS WOLOFS DANS LES CONCERTS
Je ne pense pas. Parce que dans les chœurs qui chantent avec ces 12 chanteurs français venus à Dakar, il y a d’autres chanteurs qui n’ont pas été ici. Je ne suis pas capable de transmettre cette musique en wolof aux autres. Parce que je ne connais pas suffisamment ces chansons, même si j’ai baigné dedans pendant une semaine. Une chose est d’être ensemble avec des Sénégalais et de pouvoir pratiquer, aisément, ces musiques, mais c’est également autre chose que de les transmettre. Donc, cette union franco-sénégalaise restera quelque chose de très fort.
LE NOM WALAY POUR LE CHŒUR FRANCO-SENEGALAIS
Il y a plusieurs raisons. Tout d’abord, il y a une raison toute bête. C’est qu’on a demandé aux chœurs ce qu’ils voulaient comme nom. Cette idée est venue, immédiatement et spontanément des choristes. Pourquoi ? Parce qu’il y a ce chant chanté par André (un choriste français), qui était un moment très fort de communion entre les deux parties. Evidemment, pour le public sénégalais qui est notre public ici, ce chant a eu un énorme succès. Les gens ont été très étonnés de voir qu’un Français pouvait chanter Walay. Et, il ne le faisait pas si mal que ça. Même les Sénégalais du chœur étaient étonnés qu’il arrive, finalement à le faire, en entier. Il a travaillé, vraiment, dur pour y arriver. C’est un point de fierté de l’ensemble du chœur et de la part des Français de voir qu’un Français a pu le faire, et de la part des Sénégalais de voir qu’un Français a bien voulu et a pris du plaisir à chanter en wolof.
Ce chant a été reconnu comme un moment très fort de notre programme. Mais aussi, le mot Walay marque une affirmation. Ce chœur franco-sénégalais exprime ainsi son affirmation à toujours aller de l’avant. Il affirme que la vie et le monde peuvent être fondés sous le signe de l’échange, du partage et de la rencontre et pas toujours de l’affrontement. Le dernier sens, qui est plus anecdotique, c’est que cette partition de Walay a toute une histoire, qui est franco-sénégalaise également. C’est-à-dire que la partition a été composée par Julien Jouga. Ensuite, il l’a fait chanté en France. Et puis, plusieurs années après, il se trouve qu’il y avait des gens en France qui avaient noté la partition et qui l’ont éditée. Donc, cette partition a été éditée en France et de la France, elle est revenue au Sénégal. Ces gens ont, par la suite, ramené la partition éditée et il y a des maîtres sénégalais qui ont vu, pour la première fois, la partition venant en fait de France. C’est vous dire également, à travers cette histoire de la partition de Walay, que le signe de cet échange entre la France et le Sénégal est encore là, comme justificatif de la dénomination de ce chœur franco-sénégalais.
DUREE DE L’ECHANGE ENTRE CHŒURS 
Je souhaite, de tout mon coeur, que le conservatoire puisse, à nouveau, participer et que le chœur franco-sénégalais puisse continuer son existence. Mais, tout ceci dépend de questions d’organisation qui dépassent ma fonction de maître de chœur,
ECOLE DE FORMATION EN MUSIQUE CHORALE
C’est clair que sans une volonté de l’Etat très forte les choses n’existeront pas. Enfin, ça me semble la même chose dans tous les pays. C’est, quand même, une condition sine qua non. Ensuite, au niveau des maîtres de chœur sénégalais, il y a quand même aussi des formations qui peuvent se faire de ce côté-là, même si elles ne sont pas complètement élaborées et construites comme elles peuvent l’être chez nous. Ce seront des choses qui seront extrêmement utiles. Et, en particulier, si la fédération de chorale peut mettre en place des formations de maîtres de chœurs à la fois sur le plan vocal, sur le plan direction et sur le plan solfège, ce serait quelque chose de très important. Et puis, enfin, je voulais juste vous dire que le système français n’est pas né du jour au lendemain. C’est depuis la Révolution française que les choses se sont, petit à petit, construites. Donc, ça a pris deux siècles. Les baguettes magiques n’existent ni en France, ni au Sénégal.
DIFFICULTES NOTEES AVEC LE MAITRE DE THIES
En fait, les problèmes que j’ai rencontrés avec eux c’est un peu les mêmes problèmes que j’avais rencontrés, il y a trois ans, avec les maîtres de chœur de Dakar. C’est que, parfois, on n’est pas sur la même planète. Nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Mais, cela pourrait se justifier de manière très concrète : c’est-à-dire qu’eux dirigent des chorales d’église et moi des chorales profanes. Nous sommes dans des contextes très éloignés et avec ce que vous avez souligné, les niveaux de formation ne sont pas les mêmes. C’est la grosse difficulté, en fait. Des fois, j’ai l’impression que je ne m’adresse pas de la bonne façon. Mais, je dois dire que là il y avait un fait qui était très intéressant à Thiès. C’est que Roger Achille Mbaye était là et il faisait un peu le lien entre le vécu des maîtres de chœur sénégalais que lui connaît parfaitement et ce que moi je disais. Il est à la fois maître de chœur sénégalais, il a suivi ma formation, il y a trois ans. Là, on a travaillé ensemble pendant une semaine et il est quelqu’un d’extrêmement fin qui comprend les choses au quart de tour. C’était très important et très intéressant de l’avoir à mes côtés, ici à Thiès.
Gilles Arsène TCHEDJI -
 
 

 

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